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Baisse des dépenses publiques : M. Hollande, vous avez raison ! Voici ce qu’il faut faire

Monsieur le Président, vous avez tout à fait raison lorsque vous déclarez pendant la conférence de presse que « Pour revenir à l’équilibre budgétaire, il faudra se tourner essentiellement vers la baisse des dépenses plutôt que vers des hausses d’impôts". Et aussi lorsque vous posez la question : « Est-ce qu’on vit mieux avec 57 % (de PIB) de dépenses publiques alors que c’était 52 % il y a cinq ans ? ». Ce sont des paroles de bon sens que l’IREF approuve totalement. Voici nos propositions pour changer cette situation.

Vous le savez certainement, d’autres pays ont beaucoup baissé les dépenses publiques et ils ne s’en portent pas plus mal qu’avant. C’est le cas, par exemple, du Canada, de la Suède et de l’Allemagne. Au Canada, durant les années 1990, pour 1 dollar de hausse des impôts, les dépenses publiques ont baissé de 7 dollars. La Suède a baissé les dépenses publiques à partir de 1993 pour arriver aujourd’hui à 48 % du PIB et à privatiser des pans entiers de son économie. L’Allemagne a fait des réformes drastiques et dépense aujourd’hui 150 Mds d’euros/an de moins que la France ! Est-ce que ces pays se portent moins bien que la France ? Non. Au contraire, ils n’ont même pas connu de crise car depuis 2008, leur taux de croissance étant en moyenne au-dessus de 2 % alors que la plupart des pays, y compris la France, sont au bord de la récession, parfois même en récession. D’autre part, le taux de chômage dans ces pays est largement inférieur au taux français (en Allemagne il est de 6 %) ce qui montre aussi que la baisse des dépenses publiques ne peut être que bénéfique pour l’emploi.

Maintenant, il faut se mettre au travail. L’IREF fait le même constat que vous sur la dépense publique. Pour y arriver, notre Institut a des propositions simples qui s’inspirent de ce qui a été fait dans les pays cités :

1. Élaborer un contrat quinquennal de baisse de la dépense publique de 150 milliards d’euros – soit 30 milliards par an pour arriver au niveau de l’Allemagne. Cela se ferait grâce à des privatisations massives (l’Etat est encore actionnaire dans des dizaines d’entreprises) et à un transfert au privé de plusieurs missions assurées aujourd’hui par l’Etat.

2. Une (très) faible augmentation de la TVA. Nous nous réjouissons de voir que vous annoncez un chiffre (0.4 %) qui est proposé aussi par l’IREF.

3. Ces mesures ne sauraient être viables sans la suppression de la plupart des niches sociales et fiscales, ce qui pourrait rapporter environ 80 Mds d’euros à l’Etat. Il faut garder seulement les niches qui ont montré leur utilité.

4. Enfin, il faut se rendre à l’évidence. La fiscalité française fait fuir les entrepreneurs et tous les potentiels créateurs de richesses. Il faut supprimer l’ISF comme l’ont fait tous les pays européens, y compris la Suède, et diminuer fortement l’Impôt sur les sociétés (actuellement au taux normal de 33,33 %) pour le rapprocher des standards européens (23% en moyenne).

Il va de soi cependant qu’aucune réforme fiscale, si audacieuse soit-elle, ne peut réduire le chômage si parallèlement la libération du marché du travail ne s’opère pas.

La situation désastreuse de l’économie française nécessite des réponses rapides et courageuses. Vous venez de montrer que vous en êtes conscient. Mettez en place ces réformes pour sauver le pays !

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(et même un peu moins dans le 2ème)



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Messages (5)

baisse des charges et libéralisation du travail

le 17 novembre 2012, 08:50

vous semblez oublier qu’en Allemagne une partie des ouvriers gagne un salaire de misère, que ce qui est transféré au privé est payé sous une autre forme que l’impot et souvent sans controle.

- Répondre -

baisse des dépenses publiques...

le 17 novembre 2012, 12:14

Bonjour,

Dans le paragraphe 2 de cet article vous indiqez que l’augmentation de la TVA est de 0.4% !

Vous aussi vous tombez dans cette erreur commune et malheureusement récurrente de la confusion entre points et% !!!

En réalité cette augmentation de TVA qui passe de 19.6% à 20% est de 0.4 POINT !!!En pourcentage elle est de 2% soit 5 fois plus !(19.6 x 1.02 =20)

Je suis très étonné qu’un Think Tank comme l’IREF commette encore une telle erreur.

Non seulement cette erreur trompe le lecteur qui souvent ne fait pas la différence mais en plus elle induit une confusion dans l’argumentaire.

Cordialement.

J.Dufay

- Répondre -

Le cancer de la fonction publique

le 18 novembre 2012, 11:27

The Économist a, dans ses écrits du 16 novembre 2012, une analyse parfaitement juste de la situation économique et financière de la France.

Conséquences de plus de 35 ans de gouvernements "socialos communistes" qui ont mené des politiques soviétiques avec des prélèvements hallucinants...?!

Les Français n’auront que ce qu’ils méritent puisqu’ils ont élu ces incapables. Cela est triste pour certains de nos compatriotes lucides qui ont vu, depuis longtemps, la catastrophe arriver et qui devront, contre leur gré, subir le même sort... ou fuir..!

Seule une "Margaret THATCHER" ferme et courageuse pourrait sauver la France du désastre qu’il l’attend.

Sur Google : Affichez : DETTE PUBLIQUE, DEFICIT DE LA FRANCE DEPUIS 1950.

Vous serez édifiés...!

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Le malheur assuré

le 18 novembre 2012, 11:41

Il n’y aura AUCUNE BAISSE DES DÉPENSES PUBLIQUES avec F. HOLLANDE mais au contraire une AUGMENTATION.

F. HOLLANDE ne fait que des déclarations, rien d’autre..!

Il suffit de regarder les faits et les mesures prises. ..!

Les Français n’ont aucun moyen de vérifier qu’il va réduire les dépenses et dès lors, il en profite pour les enfumer...!

Le temps nécessaire à nos compatriotes pour s’en apercevoir, lui aura fait gagner du temps jusqu’à la prochaine improvisation....

Ou comment faire mourir la France à petit feu...!

- Répondre -

privatisations

le 19 novembre 2012, 11:23

J’ai un peu de difficulté à bien comprendre le raisonnement : en privatisant des entreprises publiques, l’état diminuerait son déficit ? Ne serait-il pas plus honnête et plus facilement compréhensible d’afficher : "L’état doit se débarrasser d’entreprises publiques dont le déficit chronique grève son budget".

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