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Pourquoi le classement Oxfam sur la concentration des richesses entre les mains de milliardaires ne nous dit quasiment rien de la réalité de celle des pauvres
L’IREF sur Atlantico

OXFAM est atteint d’obsession égalitariste. Pourtant, l’important est moins l’inégalité que la pauvreté. La question est de savoir si la pauvreté recule plutôt que de vouer les plus riches aux gémonies. Une autre question fondamentale est d’ailleurs de savoir si la pauvreté aurait autant reculé, ou moins ou plus, si les plus riches s’étaient moins enrichis sur la même période. Cette question reste sans réponse définitive, mais il ne fait guère de doutes que la liberté favorise la croissance de l’économie et l’enrichissement, différencié, de tous. La misère se résorbe mieux par l’échange que par l’assistance qui amollit au mieux et pervertit au pire. Il y aurait moins de corruption dans le tiers-monde si les pays riches favorisaient le commerce et l’industrie de ces pays plutôt que de leur distribuer des aides qui renforcent les mauvaises gouvernances et donnent trop d’opportunités de détournement.

Le raisonnement d’OXFAM est statique et tout à fait contestable. Les riches ne sont pas les mêmes d’une année à l’autre. Guillaume Nicoulaud a analysé le parcours des dix plus riches du monde depuis 1987 et a constaté que 30 ans plus tard seuls deux héritiers de l’un de ceux qui était dans les dix premiers vingt six ans auparavant s’y trouvaient encore. Il constate aussi que les survivants ou leurs héritiers ne se sont enrichis dans cette période, globalement, que de 1,3% par an en moyenne et non de 6,4% comme Piketty le dit. Et encore, si on exclut du panel les héritiers de Sam Walton (Walmart), les neuf autres familles se sont appauvries de 3% par an (en moyenne). Quant à la fortune des pauvres, OXFAM ajoute des carottes et des navets pour comptes ses poireaux. Dans ses rapports annuels successifs, OXFAM réutilise des données et études du Crédit suisse dont la méthodologie est discutable en matière de définition du patrimoine, et largement rejetée par le cercle des économistes. En effet, l’approche qui consiste à prendre le patrimoine net pour mesurer la richesse conduit à retenir qu’un jeune étudiant américain qui s’est endetté pour financer ses études à Harvard, Stanford ou Princeton est plus pauvre que n’importe quel sans-abri, chômeur d’Afrique subsaharienne ou réfugié syrien ayant perdu la totalité de son patrimoine. Et cette méthode retient des situations statiques alors que la richesse est dynamique, un cadre dirigeant fort endetté auprès de sa banque étant potentiellement plus riche que le retraité propriétaire de sa petite maison dont le capital a déjà été remboursé ou que le petit salarié propriétaire de quelques actifs financiers. Plus généralement, la mobilité sociale est plsu importante que la richesse. Ce qui permet de dynamiser une société, c’est qu’elle puisse offrir à tous ceux qui le souhaitent la possibilité de s’enrichir. Les Etats-Unis créent plus de richesses que les Français parce que les pauvres y sont moins envieux des riches qu’admiratifs de leurs réussites qu’ils voudraient imiter, à l’inverse de la France où la jalousie l’emporte sur la reconnaissance des mérites.
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