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Mondialisation : consommateur ou acteur ?

Les Editions du Muscadier présentent en un seul et même ouvrage les arguments pour ou contre la mondialisation. Quel est le résultat ? On peut voir d’un côté la faible argumentation et les mensonges des altermondialistes et, de l’autre, l’analyse de Lucas Léger, chercheur à l’IREF, qui rappelle que la mondialisation a enrichi tous les pays, créé des emplois, et que sans libre échange on n’aurait jamais connu ni la Renaissance ni la Révolution Industrielle ni la fin du Tiers Monde.

C’est le titre du premier ouvrage co-écrit par Lucas Léger, chercheur à l’IREF, et qui sera en librairies le jeudi 20 juin 2013. Ce livre réunit deux points de vue contradictoires sur la mondialisation et permet de présenter simplement les arguments en faveur de la mondialisation, ainsi que sa critique. C’est donc tout naturellement Jacques Cossart, Secrétaire général du Collège scientifique d’Attac, qui s’est chargé de la rédaction de cette dernière. L’ouvrage a pour but de fournir les clefs permettant de comprendre les enjeux et les conséquences d’un monde mondialisé et en constante mutation.

La mondialisation entre mensonges et réalités

Nous avons voulu dépeindre un bilan historique, économique et social de la mondialisation, souvent accusée, à tort, comme le mal des maux, source de tous nos problèmes. Nous espérons que cette modeste contribution pourra éclairer le débat, car tout indique aujourd’hui que la mondialisation n’a pas bonne presse. Le dernier sondage Ipsos/Sciences Po montre que 58 % des personnes interrogées pensent que la France doit « se protéger davantage » face à la concurrence étrangère. Et 61 % des Français perçoivent la mondialisation comme une « menace » (Ipsos/Cevipof, France 2013 : les nouvelles fractures, voire http://www.ipsos.fr/ipsos-public-af ...). Pourtant, un seul chiffre suffit à montrer que, globalement, la mondialisation n’est pas responsable de cette catastrophe sociale qu’est le chômage de masse. Il n’existe pas la moindre corrélation entre le taux de chômage et le taux d’ouverture comme on peut le constater en regardant le tableau joint.

Au contraire, la libéralisation des échanges (l’une des conséquences naturelle de l’ouverture des frontières) est une source incontestable d’amélioration de nos conditions matérielles, sanitaires et intellectuelles. Au travers des faits stylisés les plus saillants, nous avons mis l’emphase sur cette évidence : sans l’échange, l’Homme perd une part de son humanité. Bien que d’apparence lyrique, cette proposition se concrétise quotidiennement par les millions d’interactions entre les acteurs de la mondialisation ; chacun d’entre nous participe à cet échange désormais globalisé. Dans cette défense de la mondialisation, cinq idées forces sont à retenir.

> Historiquement, les tentatives protectionnistes ont toujours échoué. De Jefferson à Hoover, en passant par Jules Mélines et les politiques mercantilistes des XVe et XVIe siècles ; Athènes était une ville ouverte et s’est magnifiquement développée tandis que Sparte, ville militaire et fermée, a disparu ;

> Le dumping social n’existe pas : le travail est rémunéré en fonction de la productivité des facteurs (travail et capital), bien que moins bien payé en valeur absolue, il ne l’est pas moins quand on compare la productivité des facteurs ;

> Le libre-échange est source de nouveaux emplois et de croissance.
Le « Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a calculé que, depuis 1990, la mondialisation a permis de multiplier par deux le PIB mondial et d’accroître de 50 % le niveau de vie moyen. » ;

> Les coûts à un retour au protectionnisme sont souvent sous-évalués, voire ignorés. Un exemple permet d’illustrer nos propos. Le tarif mis en place par les États-Unis en 2009 sur les pneus a coûté 900 000 dollars par emploi créé au contribuable américain ;

> Le remède à notre manque de croissance est la prise de risque, l’entrepreneuriat et l’innovation. Ces éléments sont les catalyseurs d’un pays prospère et la mondialisation, à rebours des idées en vogue de nos jours, permet d’accompagner ce développement. À ce titre, les représentants politiques devraient d’abord s’attacher à favoriser ce retour de la croissance en France plutôt que de combattre ce processus séculaire qu’est la mondialisation.

Quant au contradicteur, Jacques Cossart, il dépeint une situation où la précarité et la misère se substituent à la croissance et à la prospérité : la faute à la « mondialisation néolibérale ». Mais les faits sont têtus, grâce à la mondialisation, les richesses se sont accrues. Entre 1980 et 2000, le PIB par habitant en Chine a augmenté de 400 % avec l’arrivée des réformateurs comme Jiang Zemin ou Zhu Rongji. Sur la même période, l’Inde a vu son PIB par habitant doubler. En France, les tendances sont les mêmes. Contrairement à certaines idées reçues véhiculées par certains auteurs ou médias, l’échange n’a pas réduit le pouvoir d’achat.

En partant de ce postulat qui relève plus du sophisme que de l’analyse économique rigoureuse, Jacques Cossart en déduit que la réduction des inégalités et de la pauvreté viendra d’une intervention de l’ONU et d’un consensus mondial sur la production de bien publics mondiaux (BPM). Bien que stimulante sur le plan intellectuel, cette approche ne répond pas à une problématique bien plus urgente en France : la réduction du chômage structurel, résultat de quatre décennies de mauvaise gestion et de clientélisme.

Enfin, dans sa condamnation de l’économie mondialisée il ne semble pas faire la distinction entre mondialisation des marchés financiers – qui tend d’ailleurs à se réduire aujourd’hui – et la mondialisation des échanges. Pourtant, la différence est de taille. Par exemple, l’effondrement des monnaies lors de la crise asiatique à la fin des années 1990 n’a pas pour cause une spéculation acharnée. Cette dernière n’est qu’une conséquence d’une ouverture précipitée d’un secteur bancaire prêt à céder au moindre choc de confiance. La Chine a très bien compris cette nécessité de se doter d’un système financier stable avant de pouvoir libéraliser ce secteur. Mais il n’en reste pas moins vrai que le libre-échange a permis une envolée des revenus pour la majorité des habitants de cette planète.

Dans un monde aussi complexe, il est utile de se rappeler quelques enseignements de Friedrich Hayek. D’abord, la concurrence est un processus dynamique et vertueux et non un jeu à somme nulle. Ensuite, si les relations entre les acteurs de l’échange international sont devenues plus impersonnelles, elles n’en sont pas moins essentielles à la bonne conduite des affaires et au retour de la croissance.

Cet ouvrage a le mérite d’exposer simplement les arguments essentiels autour de la mondialisation. Trop de mythes et de mensonges sont invoqués pour expliquer cet extraordinaire phénomène qui est une chance extraordinaire pour notre économie.

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