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Lituanie : la (fausse) austérité a fait baisser les rentrées fiscales

Après un effort pour réduire les dépenses publiques, le gouvernement de la Lituanie face à la crise a voulu augmenter les impôts en 2008. La croissance a été stoppée et les recettes fiscales ont diminué de moitié. Austérité ne signifie pas fiscalité.

Une étude vient d’être réalisée par Kaetana Leontjeva du Lithuanian Free Market Institute. Publiée sur les pages anglaises du site irefeurope.com, elle montre clairement que la fameuse austérité qui consiste surtout en une hausse des taxes et des impôts ne peut avoir que des effets négatifs sur l’économie.

Ce qui s’est passé en Lithuanie en est une excellente illustration. En 2008, au prétexte de rigueur, la coalition de centre-droit décide d’augmenter l’impôt sur les sociétés de 15 à 20 %, la TVA de 18 à 21 %, les droits d’accise et en général la fiscalité sur les entrepreneurs. Parallèlement, la baisse insignifiante des dépenses publiques prévue au budget se transforme en fait en une augmentation de 1.8 % de 2008 à 2011.

Deux ans après ces mesures de hausse de la fiscalité, les résultats sont dramatiques car les rentrées fiscales sont en baisse : - 59 % pour l’impôt sur les sociétés, - 73 % de TVA et – 82 % de droits d’accise. Le PIB s’est contracté de 15 % et une forte économie souterraine s’est développée, représentant 27 % du PIB en 2010. La dette publique est passée de 16 % du PIB à 29 % en seulement deux ans.

Face à cette situation, le gouvernement lithuanien a fait machine arrière et des mesures de réduction des dépenses ont été prises. Elles restent cependant assez modestes, mais la baisse des salaires des fonctionnaires a été respectivement de 8 à 36 % en 2010 et 2011.

Cet exemple montre à merveille que « l’austérité » ne peut se réaliser à travers la hausse de la fiscalité, qui ne résout pas les problèmes budgétaires, mais au contraire les aggrave. La courbe de Laffer explique très bien ce résultat. D’autre part, la baisse des dépenses publiques ne doit pas être seulement ponctuelle et cosmétique mais réaliste et générale, correspondant à une réduction du périmètre de l’Etat.

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