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Les manifestations alter-mondialistes font le jeu des hommes politiques

Le rassemblement à Copenhague de manifestants écologistes, alter-mondialistes, ultra-gauchistes, anarchistes a montré que pour la plupart d’entre eux, l’écologie n’est qu’un prétexte pour contester et détruire le monde démocratique et capitaliste occidental. Dommage que nos démocraties leur prêtent la main. Analyse de Michel Gâche, chercheur à l’IREF.

Imaginons que des fuites aient mis à jour des courriels de nos dirigeants politiques du genre : "D’accord pour mettre en avant le réchauffement climatique, pendant ce temps là, nos électeurs ne penseront pas aux déficits publics et aux impôts à venir" ou bien "Interdiction de faire passer de publicité et d’accorder d’interviews aux journaux qui critiquent la politique de notre gouvernement". Le scandale aurait été formidable et la Une des journaux de 20 heures y aurait été consacrée.

C’est exactement ce que contiennent les messages des scientifiques de l’Université d’East Anglia, mais les media français ne les ont mentionnés que tardivement et brièvement, des semaines après que les media étrangers aient décrit le « ClimatGate ». Bien que membres du célèbre GIEC, à la pointe des recherches climatiques et du combat anti-réchauffement, ces chercheurs ont dissimulé des données défavorables à leur thèse et proposé de boycotter les revues scientifiques qui publieraient des articles contestant le réchauffement ou ses conséquences. Le pire, c’est que visiblement ces textes n’ont pas choqué leurs collègues parmi lesquels aucun n’a eu le courage de protester et de dénoncer ces pratiques. Heureusement que ces informations ont été publiées par des tiers, une forme inattendue de "devoir d’ingérence". Après avoir cherché à nier, les chercheurs, auteurs de ces messages, ont dû admettre leur exactitude, ce qui n’empêche pas des commentateurs en France de parler encore de messages "trafiqués" .

Si de tels détournements et pressions sont choquants, mais pas entièrement surprenants, de la part des politiques, ils sont honteux de la part de scientifiques dont on pourrait attendre objectivité et indépendance. Attente naïve, car les scientifiques sont, en moyenne, des êtres humains ordinaires, prêts à défendre leurs convictions et leurs intérêts par tous les moyens. Depuis la découverte du virus du SIDA, il est clair que les coups bas ne sont pas rares dans ce milieu aussi. On aurait dû se douter que de nombreuses équipes scientifiques et encore plus d’ONG ont des intérêts intellectuels et financiers directs à défendre la thèse du réchauffement climatique, à tort ou à raison. C’est leur fond de commerce.

Beaucoup s’inquiètent d’une collusion possible entre experts des laboratoires pharmaceutiques et autorités de la santé, entre industrie du nucléaire et autorité de contrôle. Pourquoi ferait-on davantage confiance aux experts et journalistes spécialisés qui vivent de la peur du réchauffement climatique ? La péremption de leurs propos et leur fanatisme auraient dû nous alerter. Mais nous avons été trompés par les responsables politiques, qui ont vu dans le réchauffement climatique une occasion inespérée de renforcer leur pouvoir et leur emprise sur nos vies.

Il n’est pas impossible que le réchauffement climatique soit néfaste pour l’humanité, ni que les gaz à effet de serre en soient la cause ni même que les activités humaines soient à la source du problème. Il est aussi possible que la terre soit percutée par un astéroïde ou qu’un super prion anéantisse la race humaine. Mais le seul problème certain et urgent, c’est qu’en 2009 encore, un milliard de personnes meurent de faim et trois milliards sont privées des possibilités d’épanouissement que nous estimons indispensables. Si on s’occupait d’eux au lieu de dépenser nos ressources à réunir en vain des dizaines de milliers de personnes à Copenhague ? Cette année, 10 millions de voitures automobiles auront été mises en circulation en Chine, plus qu’aux Etats-Unis. Une à deux centrales au charbon de 500 MW sont mises en service chaque semaine en Chine. Et pendant que se déroule le sommet de Copenhague, à 10.000 kilomètres de là, des permis ont été attribués pour exploiter les gisements géants de pétrole d’Irak avec l’engagement de tripler la production du pays.

N.B. "La première décennie du siècle aura vraisemblablement été la plus chaude jamais enregistrée depuis que des données à ce sujet sont compilées », a annoncé l’Organisation météorologique mondiale lors d’une conférence de presse tenue en marge de la conférence sur le climat de Copenhague.

A l’annonce de cette information, la plupart des commentateurs ont d’abord effacé le "vraisemblablement" de leur esprit et ont ensuite conclu que cela mettait à mal une autre information très officielle annonçant que la température de la terre avait baissé pendant la même décennie. Un raisonnement de niveau CM2 montre pourtant que les deux faits ne sont pas du tout incompatibles

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Messages (3)

Bien vu !

le 19 décembre 2009, 10:00

La curiosit

# merci pour vos commentaires

19 décembre 2009, 10:53 - Nicolas Lecaussin

merci pour vos commentaires

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