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Les contrôleurs aériens sur leur nuage

Cet été, nos braves contrôleurs aériens se sont mis plusieurs fois en grève en empêchant les touristes de profiter pleinement des vacances. Ils ont d’ailleurs annoncé d’autres mouvements pour la rentrée. Leur prétexte ? Une réforme européenne du contrôle aérien (le « Ciel unique européen »), en réalité, ils ont peur de perdre leurs privilèges.

Car il faut dire qu’ils sont sur un véritable nuage d’avantages payés par les contribuables et même dénoncés plusieurs fois par la Cour des comptes. Rappel succinct :

> Les salaires des contrôleurs aériens atteignent 7 476 euros par mois. Le salaire moyen est de 5 000 euros par mois. Environ 60 % de la rémunération est constituée de primes plus ou moins opaques. Malgré, la crise économique, un accord a été conclu entre les syndicats et l’administration pour une revalorisation des primes de 62 % entre 2007 et 2009 ! Les dépenses de personnel ont atteint 1.1 Mds d’euros en 2009, une hausse de 107 % depuis 1995.

> Le temps de travail officiel est basé sur la règle « un jour de travail sur deux » ce qui leur permet en réalité de travailler seulement trois jours sur sept et de bénéficier de 97 jours de congés par an.

> Par rapport aux autres contrôleurs européens, ils travaillent 180 heures de moins en moyenne par an et partent à la retraite beaucoup plus tôt (ils peuvent prendre leur retraite dès l’âge de 50 ans et la pension est très généreuse). Les contrôleurs allemands ou britanniques contrôlent en moyenne 3 à 4 fois plus de vols qu’un contrôleur français. Par comparaison à un contrôleur américain, la charge de travail est 6 fois moindre pour un contrôleur français.

Il s’agit là des raisons évidentes pour se mettre en grève et bloquer le pays.

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