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Le ciel ne vas pas nous tomber sur la tête

Ni le nom de C.A. (Claude Allègre), ni celui de C.G. (Christian Gérondeau) n’est cité dans ce livre. C’est sans doute plus prudent pour qu’il ne se retrouve pas diabolisé dans cette époque digne du McCarthysme. Mais contrairement à ce qu’on nous disait, l’ancien ministre socialiste n’est pas seul à recommander une attitude de doute scientifique vis-à-vis du réchauffement climatique et des remèdes actuellement appliqués.

Les auteurs expliquent leurs doutes : « La société du XXIème siècle est une société de la peur. ( …) Cette peur est dans bien des cas fondée sur des analyses superficielles ou des données discutables ». Ils citent aussi les 1.000 scientifiques américains qui ont écrit au Président des Etats-Unis dans ce sens et les membres du GIEC qui ont démissionné avec fracas pour dénoncer les dérives de cet organisme.

Ce livre rassemble les interventions de ces experts au colloque organisé par la Société de géographie en septembre 2010. Eau, forêt, biodiversité, (sur)-population, nourriture, croissance économique, augmentation des températures, montée du niveau des mers et solutions sont abordées tout à tour. Un peu d’histoire nous rappelle que les peurs actuelles ne sont pas du tout récentes et que Malthus n’a pas été le seul à les propager. L’ouvrage est très mesuré sur la forme mais ferme sur le fond. Précisément parce qu’il pose les questions de fond : quelle société voulons-nous et à qui le crime profite ?

Sur le constat scientifique, les auteurs ramènent les alertes à leur juste proportion. Ils, et elles, nous rappellent d’abord, appuyés sur des données précises, l’histoire des climats. Sur les méthodes ensuite, ils insistent sur la difficulté de parler du climat global de la terre, alors que les aspects locaux sont essentiels. Ils sourient de la naïveté de ceux qui postulent que le réchauffement climatique serait une catastrophe globale alors que le solde des avantages et des inconvénients est très difficile à prévoir. Ils soulignent les incertitudes scientifiques sur ces sujets et les évolutions des positions du GIEC. Ils posent la question de savoir si, dans le passé, l’augmentation des températures a été la conséquence ou la cause de l’augmentation du taux de CO2. Ils rappellent que dans les années 1970, on nous annonçait un refroidissement catastrophique avant de passer à la menace du réchauffement. Ils s’insurgent contre les films alarmistes comme celui d’Al Gore, qui pourrait être qualifiés de géopoésie, « si le vacarme médiatique ne leur donnait une crédibilité inacceptable ». Ils en appellent au génie humain et à sa volonté plutôt qu’à l’émotion et à la fuite pour résoudre les problèmes.

Sur la question « à qui le crime profite ? » ils confirment que, naturellement, des ONG, des chercheurs, des auteurs et des media ont un intérêt direct à inquiéter les populations pour obtenir une visibilité et des crédits supplémentaires. Pour les responsables politiques, ils s’étonnent de leur pusillanimité qui les conduit à engager des centaines ou des milliers de milliards d’euros pour des solutions incertaines à des problèmes douteux. D’autant plus qu’il existe des problèmes réels et des solutions certaines. L’article sur l’eau en fournit un très bon exemple. Dans de très nombreuses parties du monde (comme en France) l’eau ne pose quasiment aucun problème. Il faudrait plutôt s’occuper d’urgence des 5000 enfants qui meurent chaque jour faute d’accès à une eau saine.

Les idées exposées dans ce livre sont rendues vivantes par le traitement de cas concrets (Xynthia, Katerina …), et roboratives par des citations de prévisions catégoriques et catastrophiques passées que leurs auteurs scientifiques doivent regretter d’avoir mises par écrit.

La citation écolo-pessimiste ultime : La disparition de l’homme serait, au fond, une bonne nouvelle par Yves Paccalet, collaborateur du Commandant Cousteau

« Nous ne croyons pas la planète en danger, mais nous voulons aider ses habitants à se sauver d’eux-mêmes et à exercer pleinement leur humanité » indique l’introduction de ce livre. Ce serait bien que la méga conférence de Cancun qui se prépare en fasse aussi sa devise.

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