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La dette : un pont ou un gouffre ?


« La dette : un pont entre passé et avenir ». Sous ce titre bucolique, le CESE (Conseil Economique, Social et Environnemental) vient de publier un Avis signé par un certain Michel Lamy. Je n’insisterai pas sur l’inutilité du CESE dénoncé maintes fois par la presse et par des organismes de défense de contribuables. Ce qui est néanmoins rageant c’est que pour faire semblant de servir à quelque chose, cette institution publie ce genre de papier. Il est vrai, le constat sur l’ampleur de la dette française est tout à fait correct. Mais comment aurait-il pu être autrement, vu la situation ? C’est lorsque nous arrivons au stade de l’analyse et à celui des préconisations que les choses se gâtent. Pour l’auteur (et donc le CESE), la dette pourrait être utile si elle reste « soutenable ». Il faut comprendre que si elle sert aux dépenses d’investissement de l’Etat, c’est bien. Mais qui décide à partir de quel moment, la dette devient « soutenable ». Mieux vaudrait fixer une limite en pourcentage du PIB comme pour le taux d’imposition. Avec pour but la baisse continue de la dette de l’Etat. Pour ce qui est des préconisations, le CESE demande une « réforme fiscale efficace et équitable ». Par cela, il comprend une accentuation de la lutte contre la fraude fiscale et non pas une baisse de la charge fiscale qui pèse sur les individus et les entreprises. De même, l’austérité serait une mesure « aveugle qui provoquerait une récession », tandis que la « rationalisation des dépenses publiques » doit être faite avec attention. Le pays est au bord du gouffre et les savants du CESE ne veulent pas que l’Etat fasse trop d’économies ! Le comble, l’auteur de l’Avis, Michel Lamy, n’est pas un énarque mais un…cadre bancaire. Dans sa bibliographie on peut trouver, entre autres, un ouvrage sur Jeanne d’Arc, un autre sur Jules Verne et aussi sur les Templiers. Cela nous éclaire un peu plus : lutter contre la dette avec la méthode Jules Verne.

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