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La Californie : un enfer pour l’industrie ?

Autrefois l’Etat de la ruée vers l’or et personnification du rêve américain, la Californie est devenue en quelques années l’un des états les plus hostiles au développement des entreprises. Une véritable contradiction pour le 12ème PIB mondial. Alors que les startups poussent comme des champignons, que l’argent des Business angels coule à flots, la Californie n’est plus attractive en dehors du secteur des nouvelles technologiques.

Dans les colonnes du The Economist de la semaine dernière (25 janvier), l’éditorialiste Schumpeter dresse un bilan plutôt inquiétant pour l’avenir du ‘Golden State’. Depuis neuf ans, l’Etat est classé comme étant le pire pour faire des affaires. Et c’est surtout le secteur industriel qui en pâtit par la voie d’une réglementation environnementale complètement absurde, ou d’un salaire minimum parmi les plus élevés d’Amérique. Certes les informaticiens et capital-risqueurs se précipitent en Californie grâce à un effet de réseau entre les universités, les investisseurs et la main d’œuvre très qualifiée qui profitent d’abord à cet écosystème. Mais les autres secteurs sont délaissés. Il y aurait eu 254 décisions de désengagements financiers en 2011 et les analystes ne s’attendent pas à une amélioration en 2012 et 2013.

Seul le secteur des nouvelles technologies est donc créateur d’emplois et rapporte suffisamment de revenus à la Californie pour soutenir son redressement économique. Les autorités semblent enfin reconnaître les origines du problème : vaste bureaucratie, impôts très élevés, forte réglementation et instabilité législative. À première vue, les problèmes économiques de la Californie sont les mêmes que les nôtres et l’état doit également faire un effort de réforme s’il veut sortir la tête de l’eau.

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