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L’innovation ne se décrète pas

Le slogan d’Apple est « Think different ». Il reflète très bien ce que Steve Jobs a été : un innovateur qui a fait la différence. D’abord parce qu’il a inventé des produits que personne n’a vu venir et ensuite parce qu’il a su les commercialiser dans le monde entier. Un innovateur et un chef d’entreprise qui n’a pas eu besoin de l’Etat, ni des administrations.

Son succès, ainsi que les centaines de milliers d’emplois qu’il a créés directement ou indirectement devraient faire réfléchir nos décideurs politiques et leur faire comprendre une fois pour toutes que l’innovation et le génie novateur ne se décrètent pas, et qu’il faut respecter le « droit à l’initiative » et la propriété privée.

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Messages (1)

Si Steve Jobs avait été né en France...

le 14 octobre 2011, 16:31

... il serait graphiste freelance, il gagnerait peut-être entre 800 et 2000 euros par mois qui ne suffisent pas pour vivre à Paris, il ne cotiserait pas à la retraite et se serait probablement retrouvé SDF à l’âge de 53 ans, épuisé par l’exploitation exercée des grandes entreprises, la pression concurrentielle et les appels d’offres non-rémunérés. Avec le tissu économique actuel en France, il n’aurait jamais trouvé de financements pour son affaire, et il n’aurait jamais pu déployer ses talents. En France, personne n’aurait jamais crû en lui, car il n’avait pas de diplôme de grande école, il n’avait pas travaillé dans une entreprise de renom, il était trop jeune, trop ésotérique, son CV était maigre. Et s’il aurait réussi à créer sa boîte en France, elle aurait vite été déseché par le marché afin que, s’il aurait eu de la chance, ses idées soient repris par l’une des grandes sociétés informatiques qui n’auraient jamais eu la clairvoyance pour développer l’activité tel qu’il l’a fait.

En France, il y a de tels talents, mais ils n’ont pas fait Polytechnique ni Centrale ni HEC, et on ne les connaîtra jamais.

Il est vrai, ce n’est pas l’Etat qui peut décreter l’innovation, c’est à chacun entre nous de donner une chance aux nouvelles idées, sans a priori, modestement, et utiliser le pouvoir que nous avons acquis - si nous avons la chance d’être dans une situation de pouvoir - à promouvoir et soutenir les idées, l’inconventionnel et tous ceux qui labourent en dehors des chemins battus.

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