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Pour la liberté économique
et la concurrence fiscale


François Fillon a passé son examen libéral

Plus de 700 personnes ont assisté à la rencontre avec François Fillon organisée par plusieurs organisations libérales dont l’IREF. L’ancien Premier ministre est venu dans le cadre de sa campagne des primaires de la droite et ce que l’on peut dire d’emblée c’est que, lui aussi, est porteur de plusieurs réformes importantes, certaines même inspirées par les travaux de l’IREF.

Il est réconfortant de l’entendre dire dès le début que le fait d’être comparé à Margaret Thatcher ne lui fait pas peur. François Fillon croit en la liberté individuelle et économique. Lors des réponses aux questions posées par les libéraux, il est pour la suppression de la durée légale du travail et ne veut pas d’un contrat de travail unique mais propose autant de contrats que souhaités par les entreprises. Les syndicats doivent être soumis au droit commun et payer pour les blocages infligés au pays. Concernant la fiscalité, Fillon propose une flat tax à 30 % sur le capital mais se déclare prudent concernant une grande réforme de l’impôt. Il est aussi assez réservé pour ce qui est de la réforme de la protection sociale : oui à une allocation sociale unique mais la capitalisation et l’ouverture à la concurrence ne sont pas clairement mentionnées. Les fonctionnaires ne doivent plus être des privilégiés et il faut réduire leur nombre : 150 000 postes en moins tous les ans. Concernant l’école, François Fillon se prononce en faveur de la liberté de création d’établissements scolaires et pour une véritable autonomie. Le contrôle des loyers doit être abandonné et la loi SRU supprimée. Enfin, l’Etat doit se restreindre à ses missions régaliennes : la Défense, la Police et la Justice (avec une réforme de la formation des magistrats). Le rôle de l’Etat n’est pas de fixer un mode de vie.

Avec Hervé Mariton, François Fillon est le candidat le plus proche de nos idées de réforme. Il reste maintenant à gagner les élections et à faire le nécessaire pour redresser la France.

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« Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas. »

Conférence-débat avec Frédéric Lefebvre
Lundi 4 juil. 2016 de 19h30 à 21h00 Maison des mines et des Ponts et Chaussées, Paris



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Messages (2)

Bien !

le 13 septembre, 20:12 par theano

J'ai beaucoup aimé la conférence-débat avec Mr Fillon. Surtout à la fin lorsqu'il a dit quelque chose comme 'la France ne retrouvera sa place dans le monde que si elle retrouve sa souveraineté'. Moi qui milite pour Nicolas Dupont-Aignan, j'ai failli tomber de la chaise. Donc, 'souveraineté' n'est plus un gros mot, c'est cool.

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Bravo... mais !

le 14 septembre, 18:58 par Astérix

Enfin du vrai libéralisme, mais en lisant votre compte rendu ci-dessus, je pense qu'il faut aller plus loin dans les économies.
Dans un premier temps, 300 milliards par an de dépenses publiques en moins sont très faciles à trouver. L'état ne doit s'occuper que de ses fonctions régaliennes dans les faits ; tout le reste doit être réservé au secteur privé. Il faut arrêter les subventions versées qui écrasent d'impôts les contribuables.
Il faut absolument baisser les prélèvements obligatoires, taxes, et charges. Un Pays qui prélève 70 % avec les indirects est un pays foutu et sans avenir à part la faillite, ce qui est le cas à ce jour et depuis des lustres dans notre Pays.
La France fonctionnait sous POMPIDOU avec précisément 30 % de prélèvements obligatoires...! les 30 glorieuses, ce n'est pas un hasard..!
Lorsque le secteur privé gagne 100 € l'état ne doit prélever pour financer ses fonctions régaliennes que 30 % maximum.
C'est une condition évidente si l'on veut que la France se redresse enfin. Je suis d"ailleurs effaré de voir que personne n'évoque ces mesures.
L'on préfère faire apprendre à nos enfants des conneries au lieu de leur inculquer très tôt le bon sens de la saine gestion..!??
Il faut bien entendu du courage et je doute que M. FILLON aille jusqu'à appliquer mes préconisations.
M. FILLON est-il d'accord pour inscrire dans la constitution ces nouvelles obligations ?
Seule méthode, à mon sens, afin d'empêcher les successeurs politiques de nous ruiner une fois de plus.

14 septembre, 20:13 - goufio

Les dépenses régaliennes représentes aujourd'hui 4 % du PIB et les dépenses sociales 38 %, alors à 30 % ppour les dépenses régaliennes... l'Etat quel qu'il soit n'a pas à rendre le contribuable, esclave fiscal pendant 7 mois sur 12 et là, il s'agit de la moyenne, vous pensez bien que lorsque les taxes de toutes nature dépassent vos revenus vous êtes un esclave au sens premier du mot, c'est pourquoi 10.000 contribuables ont quittés la France en 2015, car ils ne croient plus en ces hommes du mensonge

14 septembre, 20:16 - goufio

J'ai bien aimé :" Le rôle de l’Etat n’est pas de fixer un mode de vie. » de François Fillon. Mais il a aussi dit en juillet 2007 :" la France est en faillite" et pendant 5 ans il a été premier ministre, la France s'est endettée de 585 milliards de plus, il n'a jamais démissionné !

15 septembre, 11:51 - Astérix à M. Goufio

P.I.B. de la France 2015 : 2181 milliards d'euros.
Prélèvements obligatoires : 57,5 % du P.I.B. soit 1254 milliards et déficit moyen budgétaire de 80 milliards d'euros par an.
Je dis simplement qu'il faut baisser les prélèvements obligatoires de 57,5 % à 30 % maximum soit 654,3 milliards au lieu des 1254 milliards actuels et inscrire cette mesure dans la constitution.
Avec 654,3 milliards, l'état peut largement financer ses fonctions régaliennes et toutes les dépenses "sociales" tout en permettant au secteur privé de créer à nouveau des richesses sans être écrasé par les taxes. Les hommes Politiques actuels ne mettront jamais en place de telles mesures car ils sont incompétents et l'on prouvé depuis 1981. Bilan, la France est ruinée (2100 milliards de dettes).

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