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Fiscalité des entreprises : le bon exemple vient du froid

Il n’est pas interdit aux pays naguère socialistes d’alléger le poids de l’Etat et de réduire drastiquement la fiscalité, notamment sur les entreprises. C’est ce qu’ont fait la Suède et le Danemark, où le chômage est bien plus faible qu’en France.

Après avoir été très longtemps des symboles de l’Etat Providence dans les années 1970-1980, les pays nordiques sont devenus, à partir des années 1990, les modèles à suivre pour la réalisation d’une vraie réforme de l’Etat. Aujourd’hui, au début de notre décennie, on peut les donner en exemples pour avoir réussi une baisse spectaculaire de la fiscalité.

Il y a d’abord la Suède qui, on le sait, a privatisé à tout-va, a drastiquement baissé, voire supprimé, les aides au logement et autres subventions publiques, et a introduit les « vouchers » (les chèques-éducation) dans le système scolaire. De même, la santé s’est ouverte au privé avec la concurrence entre les caisses d’assurance. L’année passée, le gouvernement de centre droit dirigé par Fredrik Reinfeld a baissé le taux de l’impôt sur les sociétés (IS) de 26.3 % à 22 % (rappelons qu’en France se taux atteint 37 %). Les tranches de l’impôt sur le revenu ne cessent de diminuer depuis 2006. Des baisses qui ont dépassé les 4 Milliards d’euros et qui ont concerné les actifs mais aussi les retraités. Et une nouvelle série de baisses de 1.7 Milliards d’euros est prévues en 2014.

SUEDEDANEMARKFRANCE
Impôt sur les sociétés (IS) 22 % 24 % et 22 % (2016) 38 %
Taux de chômage 7.9 % 6.7 % 10.9 %

La Suède n’est pas seule. Ainsi, le Danemark, pourtant champion européen des prélèvements obligatoires, a compris que ce titre n’est pas très bénéfique pour l’économie… Lors de son élection en 2011, le Premier-ministre Helle Thorning-Schmidt a promis de « taxer les riches ». Trois ans après, c’est plutôt l’inverse qui a été fait. On a baissé les retraites anticipées tout en augmentant l’âge de départ à la retraite. Les indemnités du chômage ont été coupées (la durée a aussi été diminuée en passant de 4 à 2 ans maximum). La fiscalité a diminué aussi. Les plus riches ne sont pas davantage taxés, au contraire, on leur a donné la possibilité d’investir leur argent dans des entreprises ou des fondations. Le taux de l’impôt sur les sociétés passera de 25 % à 22 % d’ici 2016. Le taux de chômage au Danemark est à 6.7 % de la population active, l’un des plus bas d’Europe.

La Suède et le Danemark, deux pays pour lesquels le salut passait par l’Etat, ont compris qu’ils devaient au contraire s’en débarrasser pour sauver leur économie.

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Messages (1)

la vérité n'est pas si à droite comme certains le prétendent

le 1er février 2014, 11:05 par wpjo

On pourrait aussi, par exemple, plafonner l'impôt sur les sociétés vers le bas, à 8% comme en Allemagne. C'est bien beau de crier que 37% est trop (je suis parfaitement d'accord avec vous sur ce point) et qu'il faut le faire baisser à 20% max, il est absurde que grâce à "l'optimalisation d'impôts" (= l'évasion fiscale) ce taux puisse tomber à 0% comme c'est le cas pour au moins 8 entreprises du CAC-40.

On pourrait aussi, par exemple, supprimer la niche fiscale Copé qui permet de revendre une société après deux ans de détention sans payer des impôts sur les plus-values et qui est simplement un moyen de supprimer TOUT impôts sur les plus-values : il suffit de scinder une société en deux, l'attendre deux ans, et faire racheter la société qui a fait des plus-values à celui qui n'en a pas fait.

On pourrait aussi, par exemple, décréter que la TVA doit être payée dans le pays où le produit est consommé. Idem pour les droits d'auteur. El est ridicule que Google se fasse 1.3 milliards de bénéfice en France, que la TVA (moins de 3%) soit payée en Irlande et qu'elle seulement une dizaine de million d'impôts en France.

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