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Pour la liberté économique
et la concurrence fiscale


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Ces « économistes » protégés qui soutiennent François Hollande …

Il s’agit bien sûr de conseillers ou membres éminents du Parti Socialiste qui vivent de l’argent public. Mais la justification de leur soutien en dit long sur ce qui attend l’économie française, les salariés du privé et les contribuables.

Quarante économistes ont signé dans les colonnes du Monde une pétition de soutien à François Hollande. Ils considèrent que le candidat socialiste serait le plus capable de redresser l’économie de la France. Parmi les signataires se trouvent Daniel et Elie Cohen, Philippe Aghion, Michel Aglietta, Jacques Le Cacheux et l’inévitable Thomas Piketty. Ce sont aussi ceux qu’on voit le plus souvent dans les médias nous faire part de leurs brillantes analyses économiques. Pourquoi ces économistes se rangent-ils du côté de François Hollande ? A les entendre, c’est parce qu’ils ont analysé scientifiquement les programmes de tous les candidats et qu’un seul leur a paru proposer des mesures « cohérentes et efficaces ». Quelle belle chose que la science économique !

Le premier mérite de François Hollande est de vouloir « rétablir la justice fiscale et sociale ». Cela se traduit par une augmentation de la fiscalité des plus riches coupables d’avoir volé l’argent (le mot « justice » implique le fait que d’un côté il y ait eu fraude et donc injustice à l’égard de quelqu’un). Cette nouvelle fiscalité apportera « plus d’efficacité économique ». Difficile de trouver un seul exemple de pays où la hausse de la fiscalité ait contribué à la croissance économique…

Concernant les dépenses de l’Etat, les signataires considèrent que le non-renouvellement d’un fonctionnaire sur deux aurait « désorganisé les administrations et dégradé la qualité des services publics ». On retrouve ici la même salade de la gauche sur les services publics lesquels, en réalité, n’ont cessé de phagocyter l’argent public en échange de prestations de plus en plus désastreuses… Néanmoins, ils soutiennent un Etat moderne ayant « le sens de sa mission et de ses responsabilités ». Il faut « sanctuariser des dépenses d’investissement indispensables à la croissance à moyen terme, en particulier l’éducation et la recherche ». Autrement dit, il faut encore plus d’argent public pour les honoraires de nos économistes biberonnés par l’Etat.

Dans le domaine de l’emploi, ils nous repassent les mêmes plats réchauffés du traitement social du chômage : « insertion professionnelle des jeunes », « sécurisation des parcours professionnels », « développement des contrats ciblés » et des « contrats de génération » en renforçant…l’Education Nationale. Il faut aussi organiser une Conférence nationale pour la croissance et l’emploi avec les « partenaires sociaux » afin de « transformer le monde professionnel » (sic !)

Dans quel monde vivent ces économistes, qu’ont-ils réellement appris ? Cela fait 30 ans qu’on applique ce genre de mesures « sociales » avec les résultats que l’on connaît ! Et concernant le « dialogue social », combien de réunions entre les « partenaires sociaux » ont-elles déjà été organisées ces dernières années avec, là aussi, de remarquables conséquences ? Sans oublier que le « dialogue » avec les syndicats français, d’ailleurs complètement décrédibilisés par les rapports et les affaires les concernant, relèvent de la gageure politique.

Enfin, il faut rajouter à cette ratatouille économique une sauce écologique. Pour ces économistes, il faut « réussir la transition écologique, changer de mode de vie, créer une nouvelle civilisation urbaine fondée sur des activités de proximité et mettre fin à l’étalement urbain… ». Ont-ils entendu parler de l’innovation ? Savent-ils que les découvertes humaines sont là pour améliorer notre bien être ? Nous n’avons nullement besoin de l’intervention de l’Etat, mais de l’innovation.

Si François Hollande est élu, ces économistes feront partie de ses conseillers proches. Nul doute que leurs avis sauveront la France du marasme économique.

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Messages (6)

Je crois que le temps est

le 27 avril 2012, 11:43

Je crois que le temps est venu d’aborder le vrai sujet :

La relance de l’économie et toutes les mesures à prendre pour cette mobilisation NATIONALE !

Sur l’aspect de la relance industrielle, une piste !!!

Pour ma part, je souhaites pour mon Pays un renouveau industriel, basé sur le nucléaire de 4ème génération (THORIUM), avec l’économie hydrogène et le développement durable.

Là encore, il y a matière pour une nouvelle économie, respectueuse de l’environnement et garantissant de nombreux emplois aux acteurs de cette technologie.

C’est une voie pour relancer nos savoir-faire en haute technologie, par le biais de l’hydrogène, fabriqué par nucléaire, pouvant être distribué dans les canalisations de GDF-SUEZ, pour alimenter des chaudières à hydrogène ou des piles à combustible ou encore des moteurs à combustion interne.

C’est ma vision de l’avenir, à court terme !

Sur l’aspect d’une relance économique !!!

lisez le commentaire ci-joint de G.SOROS, il est explicite et analyse parfaitement la situation, il faut en tenir compte ! c’est la seule voie pour la réussite !

• INTERVIEW - Le financier américain estime que l’Europe doit mettre en place une véritable politique de croissance.

Financier, philanthrope, George Soros publie aux Presses de la Cité Le Chaos financier mondial, ouvrage dans lequel il détaille l’implacable enchaînement des événements ayant précipité le monde de la crise des subprime à ceux de la zone euro. Il y livre ses solutions originales pour réformer la finance et sauver la monnaie unique.

LE FIGARO. - Comment jugez-vous la situation de la zone euro ?

George SOROS. - La crise s’aggrave jour après jour. Les responsables politiques ont déclaré prématurément qu’elle était terminée, mais c’est inexact. La situation est pire encore depuis le début de cette année : certes, les mesures exceptionnelles et intelligentes prises par la BCE qui a prêté 1000 milliards d’euros à trois ans aux banques européennes ont permis de soulager celles-ci et de soutenir indirectement les emprunts des États, mais elles n’ont fait que gagner du temps. Les problèmes de fond demeurent. Les écarts de compétitivité entre les pays, qui se sont creusés lorsque les taux d’intérêt étaient convergents, demeurent. En outre, les divergences entre pays créanciers et débiteurs se sont aggravées. L’un des points les plus inquiétants dans la zone euro actuellement est la renationalisation des marchés de dette à laquelle nous sommes en train d’assister. Les banques espagnoles achètent de la dette espagnole et les banques françaises de la dette française, mais vous ne voyez plus de banques françaises acheter de la dette espagnole. Cela pourrait potentiellement faire exploser l’euro. Comme si on était en train de recréer des œufs après avoir fait une omelette. Il ne s’agit toutefois pas d’un processus inéluctable et il est encore temps d’inverser les choses en prenant des décisions politiques vraiment originales.

Lesquelles ?

L’Europe doit mettre en place une véritable politique de croissance. On ne sort pas d’une situation de dette excessive en pratiquant seulement l’austérité, car cela provoque un recul du PIB et in fine, en termes nominaux, le poids de la dette augmente comparativement à la richesse nationale. Le risque ultime avec trop d’austérité, c’est de plonger dans un piège déflationniste de surendettement, qui est la voie du désastre. Le meilleur moyen de réduire l’endettement consiste donc, parallèlement au rééquilibrage des comptes, à maintenir la croissance du PIB.

Comment soutenir cette croissance ? Par des mesures de relance ou des mesures structurelles ?

Les réformes structurelles sont nécessaires mais pas suffisantes. Il faut réinjecter des fonds dans des projets de croissance. C’est impossible à faire pour les pays ayant dépassé les limites de Maastricht. La seule solution est de mobiliser des capitaux au niveau paneuropéen.

Le reste du monde pourra-t-il financer cette relance ?

Non. Si l’Europe prend les bonnes décisions, elle pourra se sauver seule. Elle n’a pas le choix : il est absurde de vouloir être financé par les Chinois dont le niveau de vie est le dixième de celui des Européens. Comment peut-on demander dans ces conditions à la Chine de continuer à payer notre train de vie ? En outre, il ne faut pas compter en permanence sur l’aide du FMI, car les prêts accordés par le fonds sont toujours seniors comparés aux autres. Mécaniquement, cela dégrade la valeur des autres dettes contractées par les gouvernements et coûte donc plus cher à ces derniers, ce qui ne résout pas le problème de fonds du financement. Et puis, il ne faut pas oublier qu’une aide du FMI, en échange de mesures d’économies drastiques, peut plonger des pays dans une décennie perdue, comme dans l’Amérique latine des années 1980.

Comment l’Europe peut-elle financer elle-même sa relance ?

L’un des problèmes de la monnaie commune, c’est qu’elle empêche les pays d’émettre dans leur propre monnaie et que leurs obligations sont donc, en quelque sorte, libellées en devises étrangères. On peut toutefois inverser un peu les choses, car les États ont transféré leur droit de seigneuriage - celui de battre la monnaie - à la BCE qui en tire 25 milliards de bénéfices par an. Selon des études indépendantes menées par deux économistes, Willem Buiter, chez Citibank, et Huw Piil, de Goldman Sachs, ces droits de seigneuriage représentent une valeur capitalisée de 2000 à 3000 milliards d’euros. On pourrait les regrouper au sein d’un fonds spécial qui prêterait aux États pour financer leur relance, en échange d’engagements budgétaires sérieux de ces derniers.

Les Allemands seraient-ils d’accord pour une telle politique ?

Le peuple allemand a du mal à comprendre pourquoi une politique qui a fonctionné dans son cas ne peut pas forcément fonctionner pour l’ensemble de l’Europe. Réduire les salaires et les profits pour retrouver de la compétitivité est une politique expansionniste à sens unique qu’il est impossible de reproduire uniformément à l’échelle d’une zone entière. Dans un système clos, tout le monde ne peut être créancier en même temps. La Bundesbank devrait le comprendre mais elle est hélas prisonnière de son idéologie qui ne reconnaît que les dangers de l’inflation et l’empêche de voir les risques liés à une déflation. Sa situation est toutefois ambiguë car elle sent bien que la zone euro est menacée. La preuve, elle est en train de prendre des mesures pour limiter ses pertes en cas de dissolution de la zone euro. Cette couverture qu’elle élève, en demandant des garanties plus élevées aux autres banques centrales de l’eurosystème à qui elle prête de l’argent, est potentiellement autoréalisatrice.

Les euro obligations sont-elles une solution ?

Je suis d’accord avec le président Sarkozy lorsqu’il dit que les euro obligations ne peuvent arriver qu’à la fin du processus, lorsqu’une meilleure coopération budgétaire aura été établie entre les pays.

La régulation bancaire est-elle nécessaire ?

Oui, plus que jamais. La crise est davantage une crise bancaire qu’une crise budgétaire. À l’exception de la Grèce, tous les autres États européens connaissant aujourd’hui des difficultés budgétaires ont dérapé à cause de leurs banques : l’Irlande a creusé ses déficits pour nationaliser ses établissements financiers et l’Espagne connaît des tensions parce que ses banques souffrent de l’éclatement de la bulle immobilière.

La France peut-elle être attaquée par les marchés au lendemain du second tour ?

La France doit prouver rapidement sa capacité à relancer son économie, en prenant des mesures structurelles fortes, mais elles ne seront pas forcément suffisantes. Il y a en tout cas une réalité à laquelle la France ne peut pas échapper : ses difficultés à se réformer la placent durablement en position de faiblesse face à l’Allemagne, qui est seule aux commandes de l’Europe pour le moment.

# Financier, philanthrope, George Soros ???

27 avril 2012, 16:36

philanthrope, Soros ? c’est une plaisanterie ???

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des mots

le 27 avril 2012, 14:46

Comment se fait-il que personne dans les médias ait relevé que des mots abstraits ne peuvent dessiner un programme politique tant qu’ils n’ont pas de traduction conrête.

J’en veux pour exemple celui de "justice" dont Hollande s’est fait le champion sans jamais dénoncer une quelconque injustice concrête.

Pourquoi ne pas dire que des prélèvements obligatoires au dessus de la moyenne pour des services moyens constituent une injustice à laquelle, il serait bon de rémédier.

Mais les Français sont-ils prets à renoncer aux miroirs aux alouettes ?

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Mot d’ordre : Abstention

le 27 avril 2012, 19:13

L’abstention est la seule décision à prendre lors du second tour.

Rappeler Sarkozy, c’est disqualifier le libéralisme : un cinquième de libéralisme pour quatre cinquième d’étatisme. Comment convaincre du bien fondé de nos convictions, en soutenant une telle politique. Nous serions alors coupables d’entretenir un tel gachit.

Au moins, après Hollande, le pays sera débarrassé pour longtemps de l’idéologie socialiste.

Le risque, c’est de voir le FN prendre les rênes.

Nous avons donc cinq ans pour convaincre nos compatriotes de l’efficacité et de la justice d’une politique réellement libérale. Les exemples extérieurs nous y aideront : Canada, Suède, Nouvelle-Zélande.

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sourire

le 28 avril 2012, 07:24

il y a vraiment de QUOI ? se marrer ;surtout pour nous ;les petits chefs d"entreprises du PRIVER

la FRANCE est en faillite ;

POURTANT ;entourer d"experts ;d"éconnomistes ;de conseillés en tout genres ;des HAUTS fonctionnaires de BERCY et des politiciens de tout bords,le PAYS est en faillite

c"est irresponsable,on imiter MADOOF

on leurs donnerais a gérer nos entreprises priver ;il l"a coule en trois mois ?

il ne savent pas ;ce que c"est du sur endettement ;et pratique le crédit revolving a tours de bras, et c"est gens barder de diplomes ;donc une téte normalement bien remplie ;on réussie a ce QUE LES INTERETS soit le PREMIER budget du pays,

peu de gens ;savent que l"état ;emprunte plus de 500 millions d"euros ?

je conseille au futur président ;d"incorporer dans son staff ;des chefs d"entreprises du priver

EUX ;on la téte sur les épaules et les pieds sur terre

triste ;mais vrais

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Affaires d’élites ???

le 28 avril 2012, 11:15

Réalisons que ces faiseurs d’opinion bien pensante profitent d’un champ libre d’expression rarement contesté. Les médias leur sont largement acquis, leur audimat en dépend : Ecoutez-RTL et vous comprendrez vite pourquoi elle est Première radio de France !

A longueur de journée on ressasse aux oreilles du bon peuple combien il est malheureux et que tout celà n’est pas de sa faute. Les boucs émissaires ,patrons, banquiers sont abondamment invoqués.

Il faut aussi pointer l’attitude de nos patrons/ entrepreneurs qui bossent mais courbent l’échine sous le flôt des critiques idéologiques.

Si le monde des entreprises/ économistes faisait l’effort d’explication du combat économique, de rallier à sa cause les politiciens objectifs, un peu de compréhension économique finirait tôt ou tard par convaincre "le peuple" où se trouve réellement ses intérêts.

Mr De Closets a laissé un vide criant.

La Gauche a encore à vif la plaie de l’intervention de feu Yves Montand (Vive la crise) tentant d’instruire la rue quant aux bienfaits des profits.

Les reflexions de l’IREF par exemple, touchent-elles "la masse" ou bien restent-elles cantonnées à un élite, seule capable de comprendre ?

Prêcher les convaincus n’est pas suffisant.

Doit on abandonner les formations économiques aux enseignants marxistes ?

Tant que nous laisserons le champ libre aux calibrateurs de la pensée judéo-marxiste, ne nous plaignons pas que celle ci phagocyte notre système économique, notre enseignement, nos médias, notre Administration..

- Répondre -

justice fiscale

le 1er mai 2012, 10:15

Je suis comme Hollande pour la justice fiscale ! Ainsi gagnant approximattivement autant que lui sur la bas de 3 rémunérations (une retraite, un salaire de cadre sup et des émoluments venant de l’étranger, je suis imposé au double de lui car un homme politique deputé et président de conseil général a lui le choix de son imposition sur le revenu : il paye celui ci sur son "salaire de député" par contre il y a pour celui de président de conseil général imputation à la source résultat pas de cumul et donc pas d’imposition aux tranches marginales lui paye 10 000 moi 20 000

la justice voudrait qu’il paye autant que moi (si nous considérons le "patriotisme fiscal" dont il parle si bien) ou que moi je paye autant que lui !

- Répondre -

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