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Banques : l’argent public n’évite pas la faillite

Dexia est une banque consacrée aux collectivités locales. Elle vit donc de l’argent public, elle a déjà reçu l’aide des Etats et pourtant elle est aujourd’hui en situation de faillite avec des besoins de financements à court terme de l’ordre de 96 Mds d’euros et une action qui a chuté de 20 % depuis lundi. L’argent public ne suffit pas.

Comme nous l’avons déjà écrit, cette banque aurait vendu jusqu’en 2008 pour 25 Mds d’euros de produits toxiques aux collectivités locales. Certaines d’entre elles viennent d’ailleurs de porter plainte. Dans un Rapport publié en juillet 2011, la Cour des Comptes avait évalué à plusieurs centaines le nombre de collectivités locales exposées au risque des produits toxiques. La Banque a déjà reçu en 2008 une aide des Etats (France, Belgique et Luxembourg) de 6.4 Mds d’euros et des prêts d’une valeur de 19.9 Mds d’euros de la part de la Réserve fédérale américaine. Rien n’y fait. Aujourd’hui, Dexia se retrouve avec des besoins de financements à court terme de l’ordre de 96 Mds d’euros. L’action a chuté de 20 % depuis lundi. N’empêche, les responsables de la banque soutiennent, la main sur le cœur, que tout va bien et qu’il n’y a pas de raison de paniquer. C’est ce que décrit la journaliste du Wall Street Journal, Anne Jolis, dans son article publié dans l’édition de mercredi, 5 octobre. Elle a appelé la banque à Bruxelles pour l’interroger à propos de son épargne qui s’y trouve. On l’a rassurée en précisant qu’en cas de faillite, l’Etat belge est le garant de ses économies. Mais la dette de l’Etat belge est proche de 100 % du PIB ! A la question : « Qui rachètera Dexia pour la sauver ? », son interlocuteur n’a pas vraiment répondu… Ce n’est pas très rassurant.

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